par Daniel Frischknecht, député UDF TG, Président UDF Suisse

( Exposé donné lors de la conférence de presse du comité de votation « Non au mariage pour tous » le 27 août 2021 à Berne. Le discours prononcé fait foi )

Je voudrais parler de certains points qui, sur la base de vos rapports unilatéraux précédents, n’ont pas été communiqué :

  • Il a été rapporté jusqu’à présent, qu’il s’agit d’une votation d’importance historique. Cependant, il n’a pas été rapporté que jusqu’à présent tout a été fait pour l’empêcher, que même deux violations de la constitution ont été accepté et qu’une importante expertise du professeur de droit, Dr. Isabelle Häner, qui s’est penchée sur cette question, a été ignoré.
  • Il n’a pas non plus été rapporté en 2020 comment les gfs Zurich et Berne ont fait circuler un résultat de sondage avec 82% de soutien du peuple, qui avait été falsifié, auquel il a été fait référence lors de la discussion au Conseil des États lorsque le débat constitutionnel a été perdu par 22:20.
  • On fait également circuler des chiffres astronomiques pour montrer un ordre de grandeur supposé des familles arc-en-ciel déjà existantes. Cependant, le fait est, quant à la matière de mariage, la moyenne annuelle des partenariats enregistrés est de 1,7%, exprimée en chiffres. Cela représente environ 600 de partenariats enregistrés par an et ceci depuis 14 ans. Il convient de mentionner que la plupart d’entre eux n’ont pas d’enfants. On peut donc supposer que les chiffres mentionnés relèvent plus de l’utopie que de la réalité !
  • En outre, il n’a jamais été signalé qu’en Suisse, où la protection de l’enfant et de l’adulte a été redéfinie depuis le 1er janvier 2013, la protection de l’enfant s’applique jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de 17 ans. Cela signifie, qu’en termes de protection de l’enfant, l’information sur l’identité du père doit avoir lieu dans ce délai. Il en va de même pour le droit de maintenir une relation avec le père, comme le stipule la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant (article 7 et 9), sous peine d’être violé par la loi. C’est pourquoi nous parlons du bien-être de l’enfant.
  • De même, un seul journal a abordé l’arrêt du 13 juillet 2021 de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui a éliminé l’argument principal des partisans en disant qu’il n’y a pas de discrimination s’il existe des systèmes légaux pour les partenariats homosexuels, comme c’est le cas pour nous grâce au partenariat enregistré.
  • Ce qui est aussi ostensiblement caché est le fait que la nouvelle loi entraînera une véritable discrimination, à savoir que, par rapport aux partenariats entre lesbiennes, les partenariats entre gays n’auront pas accès à la médecine reproductive, ce qui fera inévitablement entrer en scène la gestation pour autrui et le don d’ovules. L’Ukraine vous envoie ses salutations.
  • Notre Conseillère fédérale, qui s’exprime, sait tout cela. C’est pourquoi elle ne voulait pas inclure le don de sperme au programme, sachant pertinemment que trop de tranches de salami irritent le réflexe de déglutition.
  • Encore une fois, revenons à la Constitution. Cette dernière stipule que « la force d’un peuple se mesure au bien-être des faibles ». Dans ce vote, il est important de noter qu’il ne s’agit pas des homosexuels et de leurs préoccupations ou revendications, mais des enfants. Et c’est précisément leurs droits qui doivent être protégés pour que nous revenions à l’esprit de la Constitution !

Daniel Frischknecht