Avec une conférence de presse à Berne, le comité relatif à la votation « Non au mariage pour tous » ouvre la phase critique de la campagne de votation sur le « mariage pour tous » et présente ses arguments. Les intervenants du comité interpartis soutiennent la position selon laquelle le mariage doit continuer à être réservé à l’union d’un homme et d’une femme et que la loi sur le partenariat est le cadre approprié pour la protection juridique des couples du même sexe. Selon le comité relatif à la votation, la proposition, visant à autoriser l’accès au don de sperme aux couples de lesbiennes, prépare le terrain pour une expérience sociale fatale. Pour la première fois, elle crée un « droit d’avoir des enfants », conduit à l’absence de père promue par la loi et à des problèmes d’identité pour les enfants concernés.

Communauté de vie relative à un homme et une femme

Seule l’union de l’homme et de la femme a la capacité de transmettre la vie. Elle doit donc être protégée en tant que pierre angulaire de la société et de l’État. Ce « privilège », étant fondé, entre autres, sur des faits biologiques, définir le mariage comme l’union entre un homme et une femme, n’a rien à voir avec la discrimination. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), dans un arrêt de juillet 2021, accorde également aux États la souveraineté de faire cette différenciation objective.

Non à la violation de la Constitution

Le Tribunal fédéral et le Conseil fédéral ont toujours interprété le droit au mariage comme une union permanente entre une femme et un homme (art. 14 de la Constitution fédérale). Introduire le « mariage pour tous » par une simple modification de la loi est donc clairement inconstitutionnel. Le don de sperme pour les couples de lesbiennes contrevient également à l’article 119 de la Constitution fédérale. Ce dernier autorise la procréation médicalement assistée, également pour les couples hétérosexuels, mais uniquement en cas d’infertilité ou de risque de maladie grave. Classer les couples de lesbiennes comme infertiles contredit toutes les définitions valables.

Il n’y a aucun droit d’avoir des enfants !

Le projet de loi sur le « mariage pour tous » ne concerne en aucun cas la seule relation légale entre deux adultes. Le « mariage pour tous » crée un droit légal d’avoir des enfants pour les couples de lesbiennes – une fausse image du père est décrétée par la loi : L’homme est réduit au rôle de simple fournisseur de sperme, sans assumer de responsabilité envers l’enfant mis au monde. En outre, la loi lui interdit même de s’occuper de l’enfant. Le don de sperme pour les couples de lesbiennes prive donc légalement l’enfant du père, car le droit de connaître et d’être pris en charge par ses deux parents biologiques est fondamentalement refusé à l’enfant jusqu’à l’âge de 18 ans.

Les enfants ont besoin d’un père et d’une mère

L’objection souvent soulevée selon laquelle il s’agit d’une réalité sociale, qu’aujourd’hui déjà, de nombreux enfants – élevés par des mères célibataires – grandissent sans père, ne tient pas. Cela fait toutefois une différence si les enfants doivent renoncer au père en raison de circonstances qui se sont produites dans leur vie ou si l’absence du père est intentionnelle. Les enfants souhaitent grandir avec leur père et leur mère. La division délibérée de la parentalité sociale et biologique qui a lieu suite au don de sperme ne tient pas compte de ce droit de l’enfant.

La gestation pour autrui comme prochaine étape ?

En réinterprétant de manière inconstitutionnelle la notion d’« infertilité » comme un « désir inassouvi d’avoir des enfants » dans le projet de loi, d’autres groupes (célibataires, couples homosexuels) pourront invoquer leur désir inassouvi d’avoir des enfants à l’avenir. Les demandes de don d’ovules et de gestation pour autrui, inacceptables d’un point de vue éthique, risquent de suivre rapidement. Comme on le sait, les couples homosexuels ne peuvent avoir des enfants que par le biais de la gestation pour autrui, outre que par l’adoption. Il est donc évident que les couples homosexuels ayant un désir inassouvi d’avoir des enfants peuvent invoquer le droit accordé aux couples de lesbiennes pour insister sur l’égalité juridique. Dans le cadre de la gestation pour autrui, les enfants subissent la séparation de leur mère après la naissance afin de satisfaire le désir d’inconnus d’avoir des enfants. Ceux qui ne veulent pas ouvrir cette boîte de Pandore doivent voter non au « mariage pour tous » le 26 septembre 2021.

Comité de votation « Non au mariage pour tous »